Finito

Finito, Mauricio Bartok & Gabriel Dorazio   

Brésil, 2016, Animation, 4'36

 

Les réalisateurs

La fascination pour l’animation de Mauricio Bartók vient d’une adolescence passée devant les jeux vidéos. Quelques années après des études de Design, il commence comme stagiaire dans une petite entreprise de vidéo, puis déménage au Canada pour étudier l'animation de personnages.

À Vancouver, il a déjà un court-métrage à son actif, Fourmis. De retour au Brésil, il termine Perfeito. Puis il réalise Luz, sombra e medo et commence Finito. Aujourd’hui, il vit en Nouvelle-Zélande où il travaille pour la publicité et les films comme 3e artiste et animateur.

Gabriel Dorazio vit à Sao Paulo où il a étudié les Beaux-Arts et obtenu le diplôme de Designer graphique. Dans ce cadre, il réalise A day as bagno et Roll. Il a collaboré avec différents studios et s’est spécialisé dans les arts numériques, l’illustration et la publicité.

 

Le film 

Le film s’ouvre sur une pendule où défilent des heures en accéléré. Un plan serré sur un robot installe le décorum du travail mécanisé. Un monde où des machines, aux silhouettes anthropomorphiques, exécutent des tâches qui ne sont visiblement plus réalisées par l’homme. Inlassablement, les petits robots de Finito impriment d’un coup de tête cadencé l’effigie d’un homme de pouvoir sur des affiches qui défilent devant eux. Sommes-nous au cœur d’un régime totalitaire ? Finito sonne-t-il le glas d’une journée de labeur comme un clin d’œil adressé à toutes les luttes ouvrières ?

La boite carrée a aimé, outre les qualités plastiques et scénaristiques du film, sa capacité à s’extraire d’un pessimisme attendu tout en croisant les questions de l’environnement, du travail et de la liberté.