Le plein de Super - Retour à Proença-a-Nova

Date(s) de projection: 
Jeudi, 13 juillet, 2017 - 21:30 - Dimanche, 16 juillet, 2017 - 00:00
Proença-a-Nova

C'était la 1ère étape confirmée et signée au Portugal : Le plein de Super est retourné à Proença-a-Nova, Sobreiro Formosa et Montes da Senhora pendant sa tournée estivale 2017 !

La Câmara municipal et l'Office de tourisme ont accueilli le cinéma itinérant de La boîte carrée pour 3 séances de courts-métrages, dans les mêmes communes, dans les mêmes lieux, à 21h30 :

  • 13 juillet, Proença-a-Nova, Parque Comendador João Martins 
  • 14 juillet, Sobreira Formosa, Igreja Matriz
  • 16 juillet, Montes da Senhora, Largo da Igreja 

 

Retour sur projections

Après une pause à Santa Cruz, nous avons repris la route vers Proença-a-Nova, avec quelques appréhensions : la ville se situe à une vingtaine de kilomètres de la zone tristement dévastée par les récents incendies, il fallait emprunter l’IC8 totalement sinistrée… En 200 kms, la température est grimpée de 10°C. Dans cette région pentue, le car peinait un peu : chaud, très chaud même… 

Et c’est sous plus de 40°C en plein soleil que nous avons dû monter l’écran. Nous avions notre réflexe de survie : l’indispensable bouteille d’eau à portée de main. Le vidéoprojecteur était lui aussi doté d’une protection contre la chaleur excessive : la séance avait à peine commencé qu’il passait en sécurité sur le générique du premier court-métrage! Il a donc fallu la patience du public et le ventilateur pour relancer la projection. Trois films plus loin, panne de courant! Nous étions reliés à l’électricité de la ville ; à cet endroit-là, elle se révélait défectueuse depuis quelque temps déjà. Alors on peut dire que ce fut un peu difficile : le compteur a disjoncté trois fois, trois fois nous l’avons réenclenché. Mais malgré cette situation pénible, nous sommes restés émerveillés par la quiétude et la solidarité des spectateurs, compréhensifs jusqu’à la fin! Une belle consolation pour cette séance quelque peu entachée par les problèmes techniques. 

Le lendemain à Sobreira Formosa, même chaleur, même crainte… Cette fois, malgré un stationnement à l’ombre, nous avons décidé de sortir le vidéoprojecteur de sa valise de protection, évitant ainsi tout incident. Dans ce village de 1 700 habitants, nous n’étions plus inconnus, mais reconnus. Les gens se souvenaient de notre passage de l’an dernier ; pour eux, il ne s’agissait plus de découvrir le projet, mais de revenir par choix et envie. 

Le dimanche en fin de matinée, Sandra, qui travaille à l’Office de tourisme et organisait notre tournée autour de Proença, est venue nous chercher pour nous emmener à la plage fluviale de Froia, entraperçue seulement en 2016. Un vrai moment de bonheur et de fraicheur pendant cette canicule ; nous étions tout à coup projetés en plein film de Miguel Gomes, dans Ce cher mois d’août! Et surtout, une belle rencontre avec Sandra et sa famille, des discussions qui nous font progresser doucement dans notre compréhension de ce cher pays! 

Mais l’interlude est resté, hélas, limité dans le temps, il a fallu quitter assez vite ce petit coin de paradis pour une dernière installation à Montes da Senhora! Nous avons sensiblement décalé l’emplacement du bus de manière à stationner à l’ombre de l’énorme olivier de 500 ans qui domine le parvis de l’église et ainsi éviter les lumières incidentes sur l’écran. Prudents sur le vidéoprojecteur, nous avons toutefois négligé le matériel de son ; l’intérieur du car affichait 40°C et dès que nous avons lancé la séance, la table de mixage principale a basculé elle aussi en sécurité! Deux enceintes sur quatre seulement fonctionnaient ; certes, on entendait, mais quelle différence avec la quadriphonie à laquelle nous nous sommes habitués! Pour autant, une fois de plus, les spectateurs ne nous en ont pas tenu rigueur. L’écoute fut particulièrement attentive et bienveillante. Ici, et pour la première fois aussi fort, nous avons senti que nous avons réussi à fidéliser le public. 

Tandis que nous démontions, un Portugais et un Français d’origine portugaise sont venus nous poser des questions. Ils avaient manqué la séance et s’en trouvaient dépités. Nous sommes restés discuter avec eux jusqu’à trois heures et trois heures de sommeil plus tard, nous reprenions la route pour rouler à la fraicheur du petit matin. 

Finalement, nous avons quitté cette région avec la même envie d’y revenir que l’an passé…