Le plein de Super - Rogil

Date(s) de projection: 
Mardi, 1 août, 2017 - 21:30 - Mercredi, 2 août, 2017 - 21:30
Rogil

Le bus du Plein de Super fera étape à Rogil, accueilli par la freguesia.

Deux projections prévues à 21h30 :

  • 1er août : Maria Vinagre, Largo junta à escola
  • 2 août : Rogil, Largo 1° de Maio

 

Retour sur projections

Nous roulons et traversons les villages qui bordent les nationales. “Maria Vinagre” lisible sur un panneau, les mots sonnent et retiennent l’attention. Tant de noms de lieux… Celui-ci ne se réduira pas à ce raccourci, à ce résumé de route. 

Avec l’aide de Conceição, nous avions rencontré le président de la Junta de Rogil, le village juste après dont dépend Maria Vinagre et où nous ferons étape également. Il était venu assister à la première des 8 séances concentrées dans le sud. C’est un homme soucieux du bon déroulement des choses, mais aussi un peu anxieux, il faudra écouter et rassurer. 

Eric, un Français installé depuis longtemps ici doute que le car puisse accéder à l’espace proposé par le président. Il faut vérifier. Le midi, Anne, sur sa pause déjeuner, nous emmène voir la place à côté du petit marché. Nous décidons de le tenter, Eric préviendra un voisin pour qu’il gare sa voiture dans une autre rue, et le bus devrait entrer. 

Le lendemain, vers 10h, nous sommes stationnés et prêts à monter l’équipement pour la séance du soir. Les passants nous regardent, nous saluent, mais posent peu de questions sur ce qui va avoir lieu ici. Peut-être savent-ils déjà, ou ne s’y intéressent-ils pas? Toujours le même doute, bien que cette appréhension se soit estompée au fur et à mesure des projections. Les prévisions dans ce domaine se révèlent rarement fiables… 

Un petit vent souffle encore en début de soirée, mais ne décourage pas les spectateurs venus en nombre pour une des séances les plus réussies de la saison. Un seul regret, l’écran est décidément trop bas, c’est une évidence sur ce type de jauge. Le lendemain, nous allons y remédier.

Rogil est notre dernière date au Portugal. Nous arrivons sur les lieux en début d’après-midi. Cette fois, l’autocar barre la rue qui relie deux bars. Pas de meilleur emplacement pour nous, l’accès est facile et nous sommes très visibles. 

Comme convenu la veille, nous allons modifier la structure métallique de l’écran. Le projet est d’ajouter deux prolongateurs sur les côtés qui resteront amovibles, sans transformer l’équipement initial. Nous discutons du chantier avec Gil qui, sans hésiter, nous emmène à quelques kilomètres chez un ferrailleur qu’il connaît bien. Parmi les centaines de tubes rangés par sections et longueurs, nous trouvons de quoi réaliser les travaux. Gil en profite pour parler de notre projet de cinéma ambulant avec le propriétaire des lieux. Il serait bien venu avec son fils, mais ce soir, ils jouent dans une fanfare. Puis ils se lancent dans une conversation sur la musique, l’homme nous montre une vidéo d’un concert avec son téléphone. 

L’après-midi s’étire doucement. Nous sommes tout juste prêts vers 21h, l’écran a gagné 60cm de pied, désormais les têtes des spectateurs du premier rang ne gênent plus ceux du dernier. Le vent ne favorise pas l’installation, mais nous profitons de cette occasion pour tester la résistance de la structure, cette fois, amarrée de cordages. 

Bouquet final ; encore un record d’affluence pour cette projection fortement applaudie. 

Cette étape dans le sud, avec 8 séances consécutives, nous a permis de tester le rapport du public avec la micro-itinérance. Nous avons pu constater un véritable suivi des spectateurs : beaucoup ont enchainé jusqu’à trois ou quatre séances, et certains sont même venus à toutes, découvrant ainsi l’intégralité de la sélection !

Le volet portugais s’achève. Une fois de plus, nous sommes touchés par cet accueil si particulier, le concentré de nouvelles rencontres, la profondeur des retrouvailles qui nous font dire aujourd’hui qu’il va falloir se battre et persuader encore pour préserver la spécificité franco-portugaise du petit cinéma ambulant. Saudade de ce pays qu’il nous faut quitter avec, plus que jamais, la forte envie d’y revenir. 

Retour désormais aux séances françaises ! C’est promis, on rapporte du soleil !